Phan Gia Quyền : L’Héritage Martial de la Famille Phan
Entre tradition ancestrale et efficacité brute
Le Phan Gia Quyền (Le Poing de la Famille Phan) n’est pas un art martial conventionnel né de la codification sportive ou de la recherche esthétique. C’est un système de combat hybride, forgé dans le creuset des réalités humaines et géographiques du Vietnam du XXe siècle. À la croisée des chemins entre la médecine traditionnelle, la survie en zone de guerre et les tactiques de combat des minorités ethniques des Hauts Plateaux, cet art incarne une philosophie de l’efficacité pure où chaque mouvement a une raison d’être vitale.
Une alchimie technique unique
Là où de nombreux styles s’enferment dans une seule lignée, le Phan Gia Quyền puise sa force dans une synthèse organique de trois piliers fondamentaux :
-
La Fluidité du dragon : Issue du Long Hình Quyền, elle apporte la souplesse et les stratégies d’esquive insaisissables.
-
L’Explosivité du champ de bataille : Héritée d’un savoir familial transmis dans la douleur de la guerre, elle privilégie les frappes courtes et dévastatrices.
-
Le Pragmatisme de la jungle : Inspirée des tribus Gia Rai et Ê Đê, elle intègre des angles d’attaque imprévisibles et une adaptation totale à l’environnement.
Plus qu’une méthode de combat, un héritage de résilience
Le Phan Gia Quyền ne se mesure pas à la couleur d’une ceinture, mais à la capacité du pratiquant à protéger la vie. Fondé par Phan Ngọc Chương, un herboriste bouddhiste dont la vie fut dédiée au soin d’autrui, l’art porte en lui une dualité fascinante : une férocité d’exécution mise au service d’une intention de compassion.
L’objectif est clair : mettre fin à l’agression le plus rapidement possible pour minimiser les souffrances. Étudier le Phan Gia Quyền, c’est s’immerger dans un récit vivant où la maîtrise de soi et la protection du faible sont les seules véritables distinctions.
Des Plaines de Khánh Hòa aux Hauts Plateaux : La Genèse d’un Art Hybride
Bref survol historique
Au début des années 1980, Phan Ngọc Chương, un herboriste et acupuncteur de la province de Khánh Hòa, quitta son village natal pour s’installer à Buôn Ma Thuột, la capitale de la province de Đắk Lắk, située dans les Hauts Plateaux du Centre du Vietnam. Passionné par les plantes médicinales et les traditions de guérison, il passa de nombreuses années à perfectionner son art et à s’immerger dans les richesses naturelles de la région. Mais sa quête ne se limita pas à la médecine : des rencontres marquantes allaient former un nouvel héritage, celui du Phan Gia Quyền.
La rencontre avec le moine itinérant
Bien avant son installation à Buôn Ma Thuột, alors qu’il était encore un jeune étudiant en médecine traditionnelle, Phan Ngọc Chương croisa la route d’un moine itinérant du nom de Huỳnh Chân Tâm, originaire des provinces frontalières du nord. Ce moine vivait de la vente de remèdes naturels et de démonstrations martiales qu’il organisait dans les villages qu’il traversait. Il captivait les foules avec des spectacles impressionnants mêlant acrobaties, exercices de casse, et démonstrations de force interne (nội công), avant de proposer ses onguents et ses soins aux villageois.
Impressionné par la maîtrise martiale du moine et sa capacité à harmoniser médecine et combat, Phan Ngọc Chương se lia d’amitié avec lui. Reconnaissant le potentiel et la soif d’apprentissage du jeune herboriste, Huỳnh Chân Tâm décida de lui enseigner les bases du Long Hình Quyền (La Boxe de l’Image du Dragon). Cet art était réputé pour ses mouvements fluides, sa souplesse et ses stratégies insaisissables, inspirées des principes du dragon. Phan Ngọc Chương y apprit des techniques de frappe rapide, des déplacements harmonieux et un travail interne destiné à renforcer le corps et l’esprit. Cette première initiation posa les fondations de son parcours martial.
La rencontre avec le déserteur
Quelques années après son installation à Buôn Ma Thuột, alors qu’il cueillait des plantes médicinales à la lisière de la forêt, Phan Ngọc Chương fit une rencontre inattendue et dramatique. Il trouva un soldat vietnamien grièvement blessé, effondré et à bout de force. Ce dernier, qui avait déserté la guerre au Cambodge, avait parcouru des centaines de kilomètres dans des conditions terribles pour tenter de rejoindre Tuy Hòa, sa ville natale sur la côte du Pacifique. À l’époque, le Vietnam maintenait un contingent militaire de 200 000 hommes au Cambodge afin d’appuyer son allié dans sa longue lutte contre les Khmers Rouges. Ces derniers, bien qu’ayant été chassés du pouvoir en 1979, continuaient d’entretenir une sanglante guérilla dans les zones près de la frontière thaïlandaise.
Le soldat raconta à Phan Ngọc Chương son histoire tragique : fils unique, il avait déserté non par lâcheté, mais par piété filiale, afin de retourner auprès de sa mère veuve et sans ressources. S’il devait perdre la vie au Cambodge, qu’adviendrait-il de sa pauvre mère ? Son véritable devoir était donc de revenir auprès d’elle. Mu par cette conviction inébranlable, il entreprit son long périple de retour accompagné par deux compagnons d’infortune qui hélas !, périrent en route. Ému par ce récit, Phan Ngọc Chương décida de recueillir le soldat chez lui, le soignant et le cachant jusqu’à son rétablissement complet.
Reconnaissant envers l’herboriste, le déserteur, avant de poursuivre son chemin, lui transmit les bases de l’art martial familial qu’il avait appris de ses ancêtres. Cet art était caractérisé par sa puissance explosive, ses frappes courtes et dévastatrices, et une utilisation précise de l’énergie interne (nội công). Contrairement au Long Hình Quyền, qui privilégiait les mouvements fluides et stratégiques, cet art familial se concentrait sur des techniques directes et brutales, optimisées pour les combats rapprochés. Phan Ngọc Chương assimila ces enseignements, élargissant encore davantage son répertoire martial.
L’enseignement des tribus montagnardes
L’installation de Phan Ngọc Chương à Buôn Ma Thuột coïncida avec la construction d’une solide réputation comme guérisseur. Sa maîtrise des plantes médicinales et de l’acupuncture attira une clientèle de plus en plus nombreuse, incluant de nombreux membres des tribus montagnardes Gia Rai et Ê Đê.
Cependant, ces populations, bien que reconnaissantes, étaient souvent trop pauvres pour payer ses soins. Par fierté, elles refusaient catégoriquement toute forme de charité, considérant cela comme un déshonneur. Un patient montagnard proposa alors une solution qui convenait à tous : le troc. En échange des soins prodigués, certains membres des tribus offrirent à Phan Ngọc Chương une partie de leurs connaissances martiales, transmises oralement et pratiquées depuis des générations.
Les arts martiaux des Gia Rai et des Ê Đê, influencés par leur appartenance au groupe ethnolinguistique malayo-polynésien, possédaient des similarités avec les arts martiaux indonésiens, malais et philippins. Ces techniques étaient adaptées à des combats en milieu naturel, souvent en forêt dense, et incluaient des frappes angulaires, des mouvements rapides, des esquives agiles et l’utilisation d’armes rudimentaires. Ces styles étaient conçus pour une efficacité maximale dans des environnements hostiles, où la survie dépendait de la capacité à frapper rapidement et à se déplacer avec discrétion.
La Création du Phan Gia Quyền
Au fil des ans, Phan Ngọc Chương entreprit de synthétiser ces influences martiales, accumulées grâce à ses rencontres et ses expériences. Il combina :
-
Les mouvements fluides et stratégiques du Long Hình Quyền, enseigné par le moine Huỳnh Chân Tâm.
-
La puissance explosive et les frappes courtes de l’art familial du soldat déserteur.
-
Les techniques angulaires, rapides et adaptées à l’environnement naturel, apprises des tribus montagnardes.
Cette synthèse donna naissance au Phan Gia Quyền, ou Le Poing de la Famille Phan, une appellation donnée plus tard par Nguyễn Trí Đăng, le gendre de Phan Ngọc Chương. Cet art martial hybride, enraciné dans des traditions diverses mais unifié par une vision commune, devint à la fois un héritage familial et un hommage aux rencontres marquantes de la vie de Phan Ngọc Chương.
Plus qu’un simple art martial, le Phan Gia Quyền est un récit vivant des traditions, des sacrifices et des rencontres qui ont marqué la vie de Phan Ngọc Chương. Il incarne l’esprit de résilience, d’apprentissage et de transmission, unissant des influences variées pour créer un héritage intemporel.
Anatomie de l’Art : Fondements et Principes du Phan Gia Quyền
Le Phan Gia Quyền est un art martial hybride, enraciné dans les influences du Long Hình Quyền, de l’art martial familial transmis par le déserteur et des techniques des tribus montagnardes Gia Rai et Ê Đê. Cette synthèse unique se traduit par un style féroce, pragmatique et expéditif.
Formation de base
La formation débute par l’apprentissage de :
Quelques dizaines de séries courtes composées de 4 à 5 mouvements chacune. Ces enchaînements sont conçus pour être exécutés de manière explosive, en un seul souffle, afin de conditionner le pratiquant à initier et terminer un combat en quelques secondes par une combinaison d’attaques rapides et féroces.
Une douzaine de séries longues (bài quyền), élaborées comme un répertoire stratégique de réponses aux diverses éventualités d’attaque et de défense adverses. Ces formes longues permettent au pratiquant de développer sa capacité d’adaptation dans des situations complexes.
Principes fondamentaux
L’essence du Phan Gia Quyền réside dans :
L’extrême agressivité et la rapidité : Le pratiquant doit passer de 0 à 100 km/h en une fraction de seconde dès le premier mouvement. Chaque attaque doit être accompagnée d’un déplacement offensif continu vers l’avant, pour casser la distance et exercer une pression constante sur l’adversaire.
L’interchangeabilité du vide et du plein : Chaque attaque peut devenir une feinte, et chaque feinte peut se transformer en une attaque réelle en un clin d’œil. Si l’adversaire réagit à une première attaque en la bloquant ou en l’esquivant, cette réaction crée une ouverture pour une seconde attaque dans le même mouvement, rendant la première attaque une feinte. À l’inverse, si l’adversaire ne réagit pas à une feinte, celle-ci se mue en une véritable attaque. Cette interchangeabilité reflète l’union de l’irréel et du réel, un concept clé dans le Phan Gia Quyền.
La métaphore de l’arbre : L’adversaire est considéré comme un arbre, et le combat suit quatre phases théoriques :
Branches : On dévie, contrôle ou détruit les membres (bras, jambes).
Tronc : On frappe le torse ou le visage.
Racines : On effectue une mise au sol ou une projection.
Coup de hache final : Une neutralisation définitive ou un coup de grâce.
Certaines étapes peuvent être omises ou fusionnées selon les enchaînements, mais le principe général demeure le même.
Caractère distinctif
Le Phan Gia Quyền s’éloigne des arts martiaux sportifs basés sur des échanges de coups prolongés (« il me frappe », « je le frappe »). Son approche privilégie la rapidité et la brutalité pour terminer le combat immédiatement (« il me frappe », « je le terrasse à l’instant »). Bien sûr, en pratique, il se peut fort bien qu’on n’arrive pas à terminer le combat en 5 secondes, mais tout notre entraînement doit tendre vers cet objectif d’extrême efficacité.
L'HÉRITAGE EN MOUVEMENT
Le Phan Gia Quyền n’est pas une relique du passé, c’est une tradition vivante qui ne demande qu’à être transmise. Que vous soyez un pratiquant aguerri à la recherche de profondeur technique ou un passionné d’histoire martiale souhaitant s’immerger dans une lignée authentique, nos portes vous sont ouvertes. Venez découvrir la rigueur, l’agilité et la philosophie de la famille Phan au sein de notre école à Laval. Contactez-nous pour prendre rendez-vous.
Vovinam / Phan Gia Quyen
10h40 à 12h15
Dimanche
MMA / Kickboxing
19h40 à 21h15
Mardi et jeudi
Autodéfense / IVAC
10h40 à 12h15
Samedi
Phan Gia Quyen
19h40 à 21h15
Lundi et mercredi
VTCS : Vovinam Tactical Combat System
Programme: Techniques d’intervention physique et menottage
Horaire : Sur mesure (blocs de jour ou de soir disponibles)
Format : En groupe privé ou formation d’agence
Cours BONUS gratuits (pour les membres)
19h40 à 21h15
Vendredi
10h40 à 12h15
Dimanche
Tarifs d'abonnement
Essai Gratuit : 2 semaines complètes
“Venez tester l’expérience DK-1 ELITE sans engagement. Tenue de sport et bouteille d’eau suffisent pour débuter !”
45$ / mois
Phan Gia Quyen
- 1 cours principal par semaine
- Lundi OU mercredi
- 19h40 à 21h15
Forces de l'ordre
VTCS : Vovinam Tactical Combat System
- Horaire : sur mesure (blocs de jour ou de soir disponibles)
- Veuillez nous contacter pour connaître nos tarifs
70$ / Mois
Phan Gia Quyen
- 2 cours principaux par semaine
- Lundi ET mercredi
- 19h40 à 21h15
Ateliers thématiques
Autodéfense / IVAC
- 1 séance par semaine
- Samedi
- 10h40 à 12h15
- 1 seul atelier
- 50$ (Adulte) ou 25$ (Enfant/ Ado)
- Niveau 1 OU 2 (4 ateliers)
- 100$ (Adulte) ou 50$ (Enfant/ Ado)
- Niveau 1 ET 2 (8 ateliers)
- 160$ (Adulte) ou 80$ (Enfant/ Ado)
Le Bonus DK-1
“Peu importe votre option, l’accès aux cours du vendredi (MMA/Kickboxing) et du dimanche (Vovinam/Phan Gia Quyền) est 100% GRATUIT pour tous nos membres!”
Galerie d'entraînement













L'Impact DK-1 : Ce qu'ils en disent
L’efficacité d’une méthode martiale se mesure à la réussite de ceux qui la pratiquent. Que ce soit pour le sport, la santé ou la sécurité personnelle, découvrez le retour d’expérience de ceux qui ont choisi l’excellence avec le DK-1 ELITE.

Christian N.
Élève
Papa, j’aime trop quand on s’entraîne ensemble au club.
Au début, le Phan Gia Quyền, je trouvais ça un peu difficile parce qu’il faut bien placer ses pieds et être fort, mais avec toi, c’est différent. Tu m’expliques bien comment bouger comme le dragon, sans crier, et tu m’aides quand je suis mélangé dans les techniques.
Ce que je préfère, c’est quand tu me racontes que ces mouvements-là, c’est mon grand-père Phan Ngọc Chương qui les faisait aussi. Ça me rend fier de savoir que c’est dans ma famille et que c’est toi qui me montres les secrets.
Même quand je suis fatigué après l’école, je suis content d’aller au DK-1 parce que je sais qu’on va devenir plus forts ensemble. T’es le meilleur prof et le meilleur papa !

Philippe Dac N.
Étudiant
Je m’entraîne au DK-1 Elite depuis que j’ai 15 ans. J’ai rejoint le club en 2022 pour apprendre le Vovinam afin de me défendre et devenir plus fort, mais grâce à l’expertise de Maître Dang, j’ai eu la chance de découvrir le MMA, le kickboxing et d’autres arts martiaux vietnamiens en parallèle.
Mes sessions au club au fil des ans m’ont enseigné à toujours rester humble et à discipliner mes émotions sous pression. Je comprends désormais que l’important n’est jamais de gagner ou de perdre, mais de me développer et d’assurer ma sécurité au quotidien.
Le DK-1 Elite offre un environnement sécuritaire qui permet à chacun de se dépasser à son rythme sans se blesser tout en gagnant en connaissances martiales et en confiance personnelle.
Témoignage d'un herboriste et gardien de la tradition
Dans la tradition martiale, on dit souvent qu’il faut commencer à sculpter le corps dès l’enfance. Pourtant, le Phan Gia Quyền n’est pas qu’une affaire de muscles ou de souplesse; c’est une étude de l’énergie et de l’intention.
Quand mon gendre a commencé à apprendre mon style, il avait déjà passé la trentaine. Pour beaucoup, cela aurait été un obstacle, mais pour lui, ce fut une force. Ses années de pratique intensive dans d’autres disciplines lui avaient déjà forgé un esprit de combattant et une structure solide. Là où d’autres ne voient que des gestes, il a immédiatement saisi les nuances, les silences et les subtilités de mon art.
Je l’ai observé s’approprier les principes du Dragon avec une rigueur d’ingénieur et une sensibilité de guerrier. Il ne s’est pas contenté de copier mes mouvements; il en a compris la racine. En tant qu’herboriste et acupuncteur, je sais que la santé et le combat partagent le même équilibre de force interne (nội công).
Aujourd’hui, voir mon art vivre et évoluer au Québec, adapté avec intelligence pour les réalités modernes tout en respectant l’héritage de nos ancêtres, me remplit de sérénité. Je sais que les secrets du Phan Gia Quyền sont entre de bonnes mains, portés par quelqu’un qui a le cœur assez grand pour protéger la famille et l’esprit assez vif pour perfectionner la technique.
VERSION ORIGINALE VIETNAMIENNE
Trong truyền thống võ thuật, người ta thường bảo rằng thân thể cần được rèn giũa ngay từ thuở nhỏ. Thế nhưng, Phan Gia Quyền không chỉ đơn thuần là chuyện cơ bắp hay sự dẻo dai; đó là sự nghiên cứu về năng lượng và ý chí.
Khi con rể tôi bắt đầu học môn phái của gia đình, con đã bước sang tuổi ba mươi. Với nhiều người, đó có thể là một trở ngại, nhưng với con, đó lại là một thế mạnh. Những năm tháng khổ luyện các môn võ khác trước đó đã giúp con đúc kết được tinh thần của một võ sĩ và một nền tảng vững chắc. Ở những nơi người khác chỉ thấy động tác, con đã ngay lập tức nắm bắt được những sắc thái, những khoảng lặng và sự tinh tế trong võ thuật của ta.
Ta đã quan sát con tiếp nhận các nguyên lý của Long Hình với sự kỷ luật của một kỹ sư và sự nhạy bén của một chiến binh. Con không chỉ dừng lại ở việc sao chép các động tác của ta; con đã thấu hiểu được cái gốc của chúng. Với tư cách là một thầy thuốc đông y và châm cứu, ta biết rằng sức khỏe và chiến đấu đều cùng chung một sự cân bằng về nội công.
Ngày hôm nay, nhìn thấy võ thuật của mình đang sống và phát triển tại Québec, được thích nghi một cách thông minh với thực tế hiện đại trong khi vẫn tôn trọng di sản của tổ tiên, lòng ta tràn đầy sự an nhiên. Ta biết rằng những bí mật của Phan Gia Quyền đang nằm trong tay một người xứng đáng, một người có trái tim đủ lớn để bảo vệ gia đình và một trí tuệ đủ sắc sảo để hoàn thiện kỹ thuật.
Phan Ngọc Chương
Acupuncteur, herboriste et étudiant de la Voie
